Stratégie digitale

J’ai lu le marketing de permission par Seth Godin !

Publié le 20 octobre 2017

Avatar

Par Cindy Ronsoux

Bien que plongée quotidiennement dans le monde de l’inbound marketing, je n’avais jamais pris le temps de lire “la bible des marketeurs sur internet”. C’est maintenant chose faite !

Pour être tout à fait honnête, j’ai parfois eu du mal à m’accrocher, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je pense que j’aurais dû m’attaquer à l’ouvrage original et non à la traduction. Même si le travail réalisé est exemplaire, il n’en demeure pas moins que la majorité des exemples donnés par Seth Godin sont américains, ainsi que ses références aux méthodologies traditionnelles (ex : le fonctionnement de la publicité télévisuelle aux États-Unis).

La seconde raison : les méthodes de marketing de permission telles que définies par Seth Godin, bien qu’en phase complète avec l’inbound, s’adressent davantage à un public de particuliers qu’à un public de professionnels.

Enfin, et j’ai envie de dire tout simplement, cet ouvrage a déjà plus de 10 ans et quand on connaît le rythme d’évolution des technologies du web, autant vous dire que cela représente une éternité !!!

Maintenant, il faut bien l’avouer : ce livre permet quand même à n’importe quel néophyte de comprendre pourquoi le marketing d’interruption ne peut plus être la seule réponse à apporter !
J’irai même jusqu’à dire que par ces exemples et ces démonstrations, Seth Godin a su démontrer l’absurdité de cette méthodologie intrusive !

Alors quels sont les 5 points à retenir de la lecture du Marketing de Permission par Seth Godin ?

Le temps est une denrée précieuse

C’est une des premières évidences que Seth Godin énonce, et elle est le fil rouge de l’ouvrage.

Nous sommes – et c’était déjà vrai il y a 10 ans – sollicités en permanence : publicités télévisuelles, affichages urbains ou messages radios, prospections téléphoniques… le marketing d’interruption occupe le moindre petit espace du peu de temps disponible qu’il nous reste.

C’est justement une des “failles” que peut exploiter le marketing de permission : les individus ne veulent plus perdre de temps avec des messages qui ne leur seraient pas directement adressés ou pour lesquels ils n’auraient aucun intérêt (on a tous en tête un coup de fil à 20h pour nous vendre une convention obsèques alors qu’on vient de souffler sa 25ème bougie, ou des panneaux solaires alors qu’on est locataire d’un appartement). STOP ! Nos journées ne font que 24h, et nous ne pouvons plus être pollués !

Le marketing d’interruption n’est pas conscient du mal qu’il se fait

Seth Godin parle du cercle vicieux du marketing d’interruption : plus les professionnels du marketing augmentent leurs dépenses en frais publicitaires pour être vus, plus ils vous interrompent ; plus ils vous sollicitent et moins vous avez de temps pour chacun d’entre eux ; moins vous avez de temps et d’attention à leur accorder… plus on vous matraque de publicités ! Ahahahah !!!

Tout est un savant dosage entre l’attention disponible (90% des pubs ne sont pas mémorisées et sur les 10% qui restent, le message n’est pas toujours compris !) et la fréquence.

La fréquence améliore la notoriété, la notoriété facilite la confiance, la confiance permet la familiarité. Et voilà comment le marketing relationnel peut facilement s’installer ! Soit dit en passant, il était prouvé, à l’époque de la rédaction du livre, qu’une publicité devait être présentée 27 fois pour être efficace.

Pensez toujours “Message pertinent, personnalisé et attendu”

C’est en ce point que Seth Godin et les inbound marketers sont vraiment en phase et qu’on se retrouve clairement sur les principes de base qu’ils présentent.

C’est vraiment la réponse concrète du marketing de permission que les individus attendent lorsqu’ils vous donnent leurs coordonnées.
Et pour Seth Godin, cet état d’esprit est idéal pour le web !

Mais c’est aussi ce qui explique que le marketing de permission est un travail de longue haleine, qui demande de l’investissement et qui prend du temps. L’objectif n’est pas d’augmenter sa part de marché (le maximum de clients) mais sa part client (moins de clients mais plus qualifiés et fidélisables). Moins… mais mieux.

Ne gâchez jamais la permission qui vous a été accordée

Le marketing de permission rencontre un problème – vrai il y a 10 ans aux États-Unis, toujours vrai aujourd’hui en France – il est souvent considéré comme la 1ère étape à encore plus de marketing d’interruption !!!

Surtout pas ! Vous devez appliquer cette philosophie à toutes les étapes de votre processus marketing et commercial. Vous ne devez pas considérer que parce qu’un prospect vous donne ses coordonnées il est acquis ou pire que ses données sont un bien avec lequel vous pouvez faire du négoce !

Le marketing de permission : du bon sens, tout simplement

De tout le livre, c’est la partie “Études de cas” qui est selon moi la plus parlante et celle qui est susceptible de convaincre n’importe qui de passer au marketing de permission !

Elle démontre que tous les secteurs d’activité peuvent l’adopter : de la première compagnie aérienne américaine au peintre en bâtiment. Ce dernier exemple m’a particulièrement marqué car il met en évidence la prépondérance du marketing relationnel, et de l’humain dans la mise en place d’une stratégie de marketing de permission, et d’inbound. Un peintre qui, par la qualité de son travail et son expertise, réussit à vendre des services complémentaires, eux-aussi de qualité, laissant le bouche-à-oreille sur la qualité de son travail faire le reste pour attirer, convertir et transformer de nouveaux clients… Ca vous dit quelque chose ?

Enfin, elle fait apparaître que le marketing de permission est avant tout, du bon sens : vous ne rentreriez pas chez un inconnu sans en avoir demandé la permission ?

Alors oui, le livre de Seth Godin a 10 ans ; non, il ne prononce pas une fois le mot SEO ou le mot blog ; et oui, en tant que puriste de l’inbound marketing, on peut trouver qu’il laisse encore trop de place aux méthodes de marketing direct.

Mais quand il s’agit de révéler l’état d’esprit de l’inbound marketing et de nous faire prendre conscience que le temps du marketing d’hier est révolu : oui, cet ouvrage est la bible de l’Internet Marketing.

 

La prospection par téléphone est morte !

Le confinement a instauré de nouvelles règles. Le distanciel est devenu la norme. Tous les...

Lire la suite

Quelles stratégies digitales applicables aux grandes entreprises ?

La transformation digitale des entreprises, plus au goût du jour ? Pour Edith Taillart, rien n’est plus...

Lire la suite

On vous dit tout !

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé des dernières actus sur l'événement !

Haut de page