Social Media

IMF18 : le métier d’influenceur digital aujourd’hui par Arnaud Le Roux, Manuel Diaz, Valentin Blanchot

Publié le 15 mars 2018

Avatar

Par Alice Talaga

Influenceur, est-ce un métier en soi ? Faut-il être expert dans son domaine pour endosser le rôle d’influenceur digital ? Comment les marques incluent-elles les influenceurs dans leur communication ? Des questions qui prêtent à la réflexion. Valentin Blanchot, Arnaud Le Roux et Manuel Diaz ont donné leurs visions durant notre conférence “Le nouveau métier d’influenceur digital vu par ceux qui créent les tendances sur le web”, lors de notre événement d’Inbound Marketing France.

“Être influenceur, c’est vivre une passion et vouloir la transmettre”

Pour Arnaud Le Roux, conférencier et coach at “The Digitalist”, les choses sont claires. Influenceur n’est pas un métier. “Chaque matin je ne me vois pas me lever et me dire “qui vais-je influencer ?”. Je ne considère pas cela comme un métier et je ne comprends pas qu’on puisse vouloir devenir influenceur. Pour moi, c’est avant tout vivre une passion et vouloir la transmettre”, affirme-t-il. L’homme s’est en effet découvert influenceur lorsqu’il a trouvé son nom parmi le top 25 des CDO Français, (Chief Digital Officer, aussi appelé Directeur de la transformation digitale), il y a un an.

Être influenceur n’est pas un objectif de vie”, poursuit Valentin Blanchot, CEO pour le Siècle Digital, “On devient influenceur parce qu’on vous met cette casquette”. Manuel Diaz président de l’agence Emakina, surenchérit alors : “Pour qu’il y ait un leader, il faut des followers”. Si tout le monde a déjà été influenceur à son échelle, en conseillant un proche sur un achat, le terme influenceur tel qu’on le perçoit aujourd’hui résulte plutôt de la question suivante : “Comment j’arrive à convoquer cette influence pour qu’elle impacte les gens ?”.

 

Un influenceur est-il forcément expert dans son domaine ?

Lorsque Isabelle Fayolle, journaliste et animatrice de la conférence pose la question des influenceurs qui inspirent les trois experts du digital, différents noms d’universitaires ou scientifiques fusent, tels que Olivier Ezratty (consultant indépendant “multicartes”, auteur du Guide des Startups), Bertrand Duperrin (responsable du pôle Transformation Digitale chez Emakina France), Aurélie Jean (Scientifique numéricienne) ou encore Christophe Tricot (Manager Intelligence Artificielle chez Kynapse) et Laurent Alexandre (décrit comme “penseur de l’intelligence artificielle”). Pour Manuel Diaz, il faut donc une expertise pour être influenceur : “C’est l’expertise qui fait qu’on leur attribue une forme d’influence”.

 

“Être influenceur, est-ce être reconnu online mais aussi dans la vie de tous les jours ?“

Si Valentin Blanchot n’est pas devenu une star, il concède : “On m’invite un peu plus aux tables rondes, comme aujourd’hui, et je suis un peu plus interviewé”, sourit-il. “Et… je reçois aussi plus de cadeaux !” Des cadeaux qui n’ont parfois pas grande chose à voir avec son univers, envoyés par les marques pour qu’on parle d’elles. Justement le débat marques-influenceurs est bien réel. Doit-on avoir systématiquement recours aux influenceurs en tant que marque ?

 

“Les marques achètent de l’authenticité avec les influenceurs”

Pour moi, lorsqu’une entreprise choisit de travailler avec des influenceurs, c’est qu’il y a un vrai problème de fond dans la crédibilité de sa communication. Les marques achètent de l’authenticité avec les influenceurs car elles ne se sentent pas crédibles de transmettre leurs messages elles-mêmes. Cela montre bien qu’aujourd’hui les consommateurs ont besoin de transparence, de confiance et d’autres choses qu’une communication commerciale”, déclare Manuel Diaz.

Pour Arnaud Le Roux, le constat est différent : “Je trouve cela intéressant quand les marques savent trouver l’influenceur qui va véhiculer naturellement les valeurs de la boîte. Cependant, c’est dommage de le faire automatiquement, cela va à l’encontre de l’Inbound Marketing”. “Une marque qui a réussi sa relation avec ses consommateurs ne devrait pas avoir recours à des influenceurs parce que ses vrais influenceurs sont dans ses rangs. Je pense qu’une marque devrait s’appuyer sur ses forces vives qui sont ses premiers ambassadeurs”, conclut Manuel Diaz.

La prospection par téléphone est morte !

Le confinement a instauré de nouvelles règles. Le distanciel est devenu la norme. Tous les...

Lire la suite

Quelles stratégies digitales applicables aux grandes entreprises ?

La transformation digitale des entreprises, plus au goût du jour ? Pour Edith Taillart, rien n’est plus...

Lire la suite

On vous dit tout !

Inscrivez-vous à notre newsletter pour rester informé des dernières actus sur l'événement !

Haut de page